ISBA, Besançon - 2022
Projet de diplôme, DNSEP obtenu en 2022.
2021
Installation sonore, enceintes hi-fi, 14 enceintes actives, carte son et ordinateur, 200 × 750 × 120 cm
Les changements d’état de conscience par le son sont pratiqués depuis des centaines d’années à travers le monde. Diverses cultures ont eu recours à des schémas rythmiques.
Dans la culture amérindienne par exemple, les rituels et méditations chamaniques se pratiquent par un entrainement des ondes cérébrales au rythme de tambours, de chants, etc. Dans les méditations bouddhiques tibétaines ce sont les bols chantants qui sont utilisés pour développer la pratique méditative et transcendantale. L’utilisation d’instruments tels que le didgeridoo, les bols chantants tibétains, la flûte amérindienne et le tambour tribal sont vénérés comme de puissants outils de transformation.
Des sons continus (drones), de fréquences différentes, sont diffusés à l'intérieur de cette installation.
Il y a une montée du sensible qui se développe progressivement en fonction du temps plus ou moins long passé à l’intérieur de cette installation. La dimension temporelle est un critère décisif pour pouvoir accéder à l’expérience. Cette dernière demande un effort d’adaptation à l’environnement phonique.
Le son devient alors très physique. Nos perceptions bougent par les habitudes que prennent notre attention.
Cette installation prend place dans un questionnement lié à une perte de spiritualité et de contact au monde.
J'ai voulu proposer une expérience faisant face à la transe de ce monde et à son accélération constante en proie aux angoisses et aux pollutions sonores, où la possibilité de trouver un endroit de calme et de silence est de plus en plus complexe.
« Sous l’emprise d’une masse d’abstractions, notre attention mobilisée par une foule de technologies de fabrication humaine qui ne nous renvoie qu’à nous-mêmes, il ne nous est que trop facile d’oublier notre appartenance charnelle à une matrice plus qu’humaine de sensations et de sensibilités. » Comment la terre s’est tue - David Abram






2022
Couverture de survie & tringle en métal, 430x500
Le spectacle va-t-il commencer ? Est-il déjà terminé ? Est-il en cours ?
Ce rideau aux allures baroques amène à questionner les choses qui sont montrées et celles qui sont cachées. Plusieurs mystiques utilisent l’image du rideau comme métaphore du voilage de la vérité. L’objet du rideau ou du voile est l’un des symboles du mystère.
La mise en forme d’un rideau avec des couvertures de survie nous ramène à 2 dimensions de ce matériau :
Premièrement, sa dimension protectrice, le mystère, le cacher nous protège-t-il ?
Deuxièmement, sa dimension cosmique. Effectivement, la couverture de survie a été développée par la NASA. Son but premier était d’être envoyée dans l’espace pour protéger les satellites et autres objets spatiaux des rayons trop puissants du soleil.


2022
Calice en argent & béton, 15x11cm
Un calice est un objet communément utilisé pour contenir un liquide. Un liquide est une matière fluide, mouvante et changeante. iIci, cette dynamique de mouvements est totalement figée par l’utilisation du béton. Le liquide devient indigeste et lourd.


2022
Installation sonore à techniques mixtes et dimension variable.
Les zones blanches sont des zones de creux, des zones où les ondes téléphoniques et internet ne passe pas. Ce sont des zones de calme, des zones en transition, des angles morts.
Ici, c’est le son qui fait office d’ondes, d’ondes audibles, où l’on peut se rendre compte des zones de silence créées dans l’espace. L’espace, le temps et notre corps sont les trois paramètres qui nous permettent d’expérimenter au mieux l’installation.
Hors de ces creux de silence, un vertige peut être ressenti part les sons diffusés. Un vertige que l’on peut expérimenter, par exemple, dans la recherche théorique, dans un flux constant d'informations, mais aussi dans une société hyper accélérée (entre autres par l'avancée exponentielle des technologies).


Installation sonore et sculpturale, béton et membranes de haut-parleurs, 60 × 60 cm


2022
Installation évolutive.








2020
Série de 10 sérigraphies numérotées sur couverture de survie, 220 × 140 cm
"Je ne cherche pas à connaitre les réponses, je cherche à comprendre les questions." - Confucius
La NASA était les premiers à faire naître la couverture de survie comme moyen de protection spaciale des satellites. Sa fonction première est donc plus de l’ordre de la cosmologie que de la survie.
L’utilisation d’une couverture de survie est un moyen symbolique de se réapproprier la fonction de l’objet. Cette réappropriation permet l’introduction d’une recherche sur l’idée de paradoxe et de renversement dans (et en s’appuyant sur) la connaissance humaine dans son ensemble. Divers concepts et théories qui jalonnent notre savoir sont transposés par la mise en forme d’images de pensées, venant se fixer par sérigraphie sur la couverture.



